Claude Gaillard
Interview · Aix-en-Provence et Pays d’Aix Homme d’affaires et entrepreneur dans l’immobilier
Arrivé à Aix-en-Provence à l’âge d’un an, Claude Gaillard y a grandi, fait toutes ses études et construit ses repères les plus durables. Sa famille, ses amis les plus anciens et une grande partie de ses souvenirs y demeurent.
Homme d’affaires vivant entre Aix-en-Provence et Bali, il a quitté il y a quelques années le CEA Cadarache pour développer plusieurs activités, notamment dans l’immobilier.
Même lorsque ses projets l’emmènent à l’étranger, Aix reste son point fixe : le cours Mirabeau, la Sainte-Victoire, le parc de la Torse, le Val de l’Arc, les retrouvailles autour d’une table et cette proximité rare entre la Méditerranée, les Alpes et la Camargue.
Dans cet entretien, Claude Gaillard raconte une ville de racines et de retours, à taille humaine, vivante au-delà de son patrimoine et capable d’accueillir de nouveaux projets sans perdre ce qui fait son équilibre.
L’interview de Claude Gaillard
Quel est votre lien avec Aix-en-Provence ou le Pays d’Aix ?
Claude Gaillard : « Je suis arrivé ici à l’âge d’un an, j’y ai fait toutes mes études, et c’est là que se trouvent mes racines : ma famille, mes amis les plus anciens, mes repères.
Même si mes activités m’amènent aujourd’hui à vivre une partie de l’année à l’étranger, Aix reste le point fixe auquel je reviens régulièrement. »
En quelques mots, comment décririez-vous l’ambiance d’ici à quelqu’un qui ne connaît pas encore le territoire ?
Claude Gaillard : « C’est une ville à échelle humaine, où l’on peut tout faire à pied, tout en étant à proximité immédiate de la mer Méditerranée, des Alpes et de la Camargue. Peu de villes offrent cette diversité de paysages accessible en moins d’une heure.
Ses marchés provençaux, ses ruelles, cette culture présente partout, ses fontaines, ses portes, son histoire… »
Quand vous pensez à Aix, quelle première image vous vient en tête ?
Claude Gaillard : « Deux images me viennent en tête. D’abord, le cours Mirabeau un matin de printemps, avec la lumière qui traverse les platanes — une image que j’ai depuis l’enfance et qui n’a jamais vraiment changé.
Et puis le massif de la Sainte-Victoire, où j’ai grandi en partageant des pique-niques avec mes parents quand j’étais enfant. C’est une vraie madeleine de Proust pour moi : dès que je l’aperçois, je retrouve immédiatement ces moments-là. »
Y a-t-il un lieu public que vous aimez particulièrement ici ? Pourquoi ?
Claude Gaillard : « Le parc de la Torse, où je jouais quand j’étais petit, juste à côté de mon école, même s’il n’était pas aménagé comme aujourd’hui. Le Val de l’Arc aussi, puis les champs de lavande, les champs de coquelicots et l’odeur du genêt au printemps.
Au-delà du centre-ville, ce sont surtout les calanques et les petites criques de la Méditerranée, où mon père m’emmenait faire du bateau quand j’étais petit. Ce sont des lieux qui, eux aussi, resteront toujours attachés à mon enfance. »
Quel est votre moment préféré dans la ville ou dans le Pays d’Aix ?
Claude Gaillard : « Revenir après plusieurs semaines à l’étranger et retrouver mes amis et ma famille autour d’une table, dehors, en fin de journée. C’est ce moment de retrouvailles qui donne tout son sens à l’attachement que j’ai pour cette ville. »
Avez-vous une petite habitude locale que vous aimez garder ?
Claude Gaillard : « Retrouver certains lieux et certaines personnes que je connais depuis toujours, dès que je pose mes valises à Aix, comme pour me réancrer avant de repartir. »
Que conseilleriez-vous à quelqu’un qui découvre Aix ou le Pays d’Aix pour la première fois ?
Claude Gaillard : « De ne pas se limiter au centre-ville. Aix, c’est aussi la possibilité de rejoindre la mer, la montagne ou la Camargue dans la même journée. C’est cette proximité de paysages très différents qui fait la vraie richesse du territoire. »
Qu’est-ce que vous aimeriez voir évoluer ?
Claude Gaillard : « Que la ville conserve son équilibre entre attractivité touristique et vie locale, notamment pour ceux qui, comme moi, y ont grandi et souhaitent continuer à s’y projeter. »
Y a-t-il une idée reçue sur Aix ou le Pays d’Aix que vous aimeriez nuancer ?
Claude Gaillard : « Qu’Aix serait une ville figée, uniquement tournée vers son patrimoine. C’est aussi une ville où l’on peut construire des projets, entreprendre, et qui reste très vivante au-delà de son image de carte postale. »
Selon vous, qu’est-ce qu’il faudrait absolument préserver ici ?
Claude Gaillard : « Cette échelle humaine, justement, et l’accès facile à des environnements naturels aussi variés que la mer, la montagne et la Camargue. »
Pour finir : Aix ou le Pays d’Aix en une phrase, ce serait quoi ?
Claude Gaillard : « Une ville à taille humaine, ancrée entre mer et montagne, où l’on garde toujours ses racines même en partant loin. »
Carte blanche : souhaitez-vous ajouter quelque chose ?
Claude Gaillard : « Simplement que malgré mes allers-retours à l’étranger, Aix reste et restera toujours “chez moi”. »
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